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Terrestres

Presse alliée
par Pablo Servigne, le

Terrestres est la chambre d’écho des livres, des pratiques et des idées qui redonnent des mondes et des écologies, à la politique, au social et à la culture. Essais, recensions, fictions, poèmes et formes hybrides : nous accueillons les textes qui aujourd’hui animent les milieux universitaires autant que militants, les espaces publics autant que les expériences intimes, susceptibles de nous restituer la Terre qui nous manque. 

Le concept d’anthropocène a ouvert une brèche dans le monde des idées. Il désigne l’époque géologique qui suit l’holocène (10.000 ans de stabilité climatique qui ont permis l’émergence de l’agriculture et des civilisations), une époque dont les humains sont les héros, car ils sont devenus une force géologique majeure.

En gros, c’est l’époque où on a foutu le giga-bordel !

L’idée est intéressante... mais trompeuse, car réfléchissez : qui est responsable ? Toute l’humanité ? Bien sûr que non ! Une petite frange d’humains illuminés, les Occidentaux/modernes/capitalistes/du-monde-industrieI.

Alors, faut-il parler de capitalocène ? Pourquoi pas.

La remise en question de ce terme est l’idée centrale du livre de Christophe Bonneuil et Jean-Baptiste Fressoz, L’Évènement anthropocène. Et c’est aussi ce livre qui a lancé la fameuse collection éponyme au Seuil, en 2013.

Au fil des ans, cette collection a créé un réseau d’auteurs, un écosystème d’idées nouvelles qui font bouger les lignes du monde intellectuel francophone. Il fallait donc une revue « d’intellos de l’anthropocène » (qu’ils me pardonnent cette expression malheureuse, mais elle est parlante).

Voilà comment est née la revue Les Terrestres, modestement sur le web (et bientôt sur papier on espère), avec une certaine exigence littéraire et intellectuelle.

Le lecteur curieux y trouvera des essais, des recensions, des fictions, des poèmes et des formes hybrides.

Hybride, la revue l’est aussi par son côté universitaire ET militant bien assumé : se battre POUR les Terrestres, POUR l’atterrissage (définit par Bruno Latour dans son livre Où atterir ?), c’est-à-dire pour l’invention de nouvelles formes d’habiter les territoires, de « faire monde », de « sentir la forêt », d’envisager des politiques (ou une diplomatie) avec les autres espèces vivantes, etc.

Il y a dans cette revue au graphisme léché, de l’inventivité, de la castagne idéologique, de la mise en réseau, et de la pensée horizontale (pour ne pas dire rhizomatique).

D’utilité publique !

Revue francophone sur Internet, lecture libre, sans pub.

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