Confronté à la réalité du changement climatique et à l'épuisement des ressources, le réalisateur Emmanuel Cappellin prend conscience qu'un effondrement de notre civilisation industrielle est inévitable. Mais comment continuer à vivre avec l'idée que l'aventure humaine puisse échouer ? En quête de réponses, il part à la rencontre d’experts et de scientifiques tels que Pablo Servigne, Jean-Marc Jancovici ou Susanne Moser. Tous appellent à une action collective et solidaire pour préparer une transition la plus humaine possible. Une odyssée qui touche à l’intime et transforme notre regard sur nous-mêmes et sur le monde pour mieux construire l’avenir.
Voilà le documentaire qu’on attendait ! Combien de réalisateurs et de journalistes se sont plantés en voulant embrasser le thème du collapse ?
Emmanuel Cappellin fait partie des rares à ne pas s’être brûlé les ailes et à avoir su garder ce fragile équilibre entre raison, sensibilité et action... sans tomber dans les affreux clichés simplistes et survivalistes. Bravo !
Caméra embarquée, en voie off, on entre dans le film dans la tête d’Emmanuel. Tout part de ce choc de la découverte d’un possible collapse... et de cet irrépressible besoin de savoir, de trouver du sens, puis d’agir.
Comment continuer à vivre avec l’idée que l’aventure humaine puisse échouer ? Emmanuel part à la recherche de réponses auprès des spécialistes du climat et de l’énergie tels que Jean-Marc Jancovici (France), Saleemul Huq (Bengladesh), Suzanne Moser ou Richard Heinberg (États-Unis).
Comment ont-ils fait, eux, intérieurement ?
On se laisse embarquer avec une curiosité tranquille et empathique. Mais face aux grandes questions que pose le collapse, il préfère les traiter par l’intime.
On suit ses errances, ses lectures, ses questions, sa vie personnelle, ses doutes, son intériorité, ses tentatives de peser sur le destin tragique de notre monde... avec la même maladresse que chacun d’entre nous. C’est cette profonde vulnérabilité qui crée une forte identification et beaucoup d’émotions.
Le spectateur ressort de ces intenses moments avec la sensation d’être plus vivant, avec les larmes aux yeux, avec plus de questions que de réponses, mais surtout avec une sacrée envie de passer à l’action.
N’est-ce pas ce qu’on demande à un film ?