Dans ce nouvel essai, Jean-Marc Gancille expose un tableau sans concession de la relation que l'être humain a nouée avec le monde animal, fondée sur la domination et l'exploitation, et ce dès avant la naissance de l'agriculture. Sacrifices religieux, collections et commerce d'animaux sauvages, domestication, utilisation des animaux à des fins militaires ou pour des expériences de laboratoires, captivité forcée dans les zoos et aquariums, chasse et pêche récréatives, élevage intensif ou surpêche... On n'en finit pas d'établir la liste des formes qu'adopte l'anthropocentrisme. L'auteur n'en reste pas à ce triste bilan. Il démontre que ce carnage n'est pas seulement un éternel enfer pour les animaux mais aussi une tragédie pour l'espèce humaine en raison de la destruction des écosystèmes, une négation immorale de la sensibilité des animaux et une supercherie de l'industrie agroalimentaire, qui entretient auprès du public l'idée selon laquelle il serait nécessaire de consommer des protéines animales. Enfin, il dessine une voie d'action pour "en finir avec l'anthropocentrisme" sur le plan juridique, alimentaire, agricole... et décrit les méthodes pour mener cette lutte.
Âmes sensibles et accrochées à leurs certitudes omnivores, s’abstenir ! Jean-Marc Gancille, auteur de Ne plus se mentir , revient avec l’essai Carnage, consacré à la cause animaliste. Après l’avoir lu, vous ne pourrez plus faire comme si vous ne saviez pas.
Le livre est structuré en trois parties. La première dépeint les nombreuses formes d’exploitation de l’animal par l’humain. Chasse, pêche, élevage, captivité : c’est le carnage à tous les étages !
Puis, dans la deuxième partie, l’auteur décoche les arguments éthiques : il n’y a plus aucune justification valable à la poursuite de ce carnage. Il est tragique, injuste, immoral, inconscient, absurde...
Et enfin, dans la troisième et dernière partie, l’auteur explore son utopie assumée : l’abolition de toutes les formes d’exploitation animale. Les solutions sont simples et radicales : reconnaître aux animaux un droit de vivre inaliénable, ne plus manger de viande ni de poisson, abolir l’élevage et la pêche, réconcilier écologie et animalisme, interdire la chasse, fermer les zoos et les aquariums, limiter les interactions avec les animaux sauvages, ré-ensauvager la planète et ne jamais cesser de lutter...
On le pressent, stopper le carnage implique des transformations culturelles, des chambardements économiques et une remise en question totale de ce que veut dire être humain, dans un monde qui s’effondre.
Co-fondateur de l’éco-site Darwin, à Bordeaux, Jean-Marc Gancille se consacre désormais pleinement à la cause animale. Cofondateur du collectif anti-captivité Rewild, il agit aussi pour la protection des cétacés au sein de l’ONG Globice. Tous les droits d’auteur de son dernier livre seront reversés aux ONG Sea Shepherd et Rewild.