« Les sciences peuvent-elles encore sauver le monde ? » Robin Cousin a posé cette question à des chercheuses et des chercheurs, lors d’une résidence à l’Université de Poitiers, en 2019. Leurs réponses lui ont révélé l’apport des sciences humaines dans la recherche scientifique, ainsi que l’importance du financement. Un plaidoyer en faveur d’une recherche libre.
Cursus Fin du Monde ou l’art d’aborder l’effondrement avec sérieux et légèreté à la fois. C’est le récit d’une soirée organisée pour leurs ami·e·s par deux étudiantes en coloc, Cécilia et Lou. Une soirée costumée ayant pour thème l’Apocalypse, qui démarre sur une nuit de débat... puis prend le chemin de l’action.
S’y entrelace une bande de (plus ou moins) joyeux drilles d’horizons variés (enfin, ça se passe quand même sur un campus), et donc de points de vue différents.
Sont ainsi posées une partie des questions brûlantes qui agitent actuellement nos sociétés (et la collapsologie), dont, en vrac : la responsabilité du capitalisme, le rapport à la nature, la foi en la technologie, le rôle de l’activisme et des expérimentations radicales, les rapports de domination de toutes sortes, etc.
Le tout sous le parrainage discret de Donna Haraway, de Bruno Latour et du rapport Meadows..
Un autre thème vient aussi nourrir le récit : la place de la science dans notre société, son articulation avec la politique et la fameuse distinction entre « sciences dures » et « sciences molles ».
Cette question finira par accoucher d’une presque ZAD-utopie, « l’Université Parasite », entre un food-truck, un laboratoire de détection de la vie extraterrestre et une arrestation policière. De quoi donner envie de se pencher sur les contributions des chercheurs et chercheuses de l’université de Poitiers et de l’atelier d’écologie politique de Toulouse, remercié·e·s en fin d’ouvrage...
Passionnant, incisif et jouissif. Merci Robin !
Après des années d’enquête et plus de cent interviews réalisées avec le soutien de la Fondation Pulitzer, Nathaniel Rich retrace comment la planète a raté son rendez-vous avec le climat, comment malgré les efforts de plusieurs lanceurs d’alerte, d’intérêts parfois concordants, souvent contradictoires, y compris de l’industrie pétrolière, rien n’a été fait pour stopper le changement climatique.
Sympathique fable écologique, Mythopoïèse est le troisième volet de l’excellente série Petit traité d’écologie sauvage d’Alessandro Pignocchi. Des mésanges, un anthropologue, Macron, Merkel et Trump, voilà les protagonistes de cette irrésistible bande dessinée. Enthousiasmant !