La Covid-19 a-t-il grippé la grande machine libérale ? Depuis bientôt un an, la pandémie mondiale a mis en évidence la faiblesse de nos systèmes de santé, mais elle souligne surtout l'immunité défaillante de nos démocraties, affaiblies par les crises économique et climatique. Exposant les citoyens à une régression des libertés fondamentales, elle pousse entreprises et États à faire des choix cruciaux. Faut-il alors abandonner le modèle économique qui a contribué au surgissement de ce virus et alimenté le réchauffement de la planète ? Tourné à travers le monde, le film revient sur les événements de l'année passée
Début 2020, le monde découvre le virus Sars-COV2 responsable de la maladie Covid-19.
Quelques semaines plus tard, la pandémie bouscule la mondialisation.
Un an après, ce beau documentaire d’une heure et demie, bien écrit, audacieux et original, prend un peu de recul et analyse ce qui s’est passé... avec lenteur, nuances et pluralité. Ça change !
Pour le réalisateur Alain de Halleux, connu pour ses films consacrés au nucléaire, « un virus, c’est un bout de code génétique, c’est un message. Essayons de le décoder avant de vouloir l’éradiquer ».
Alors, à force de l’écouter, le virus s’est mis à parler : la voix off est celle du virus lui-même, interprété par l’acteur Jacques Gamblin.
On découvre à travers ce bouleversement une « interdépendance des fragilités » (Gaël Giraud), ainsi qu’un portrait aux rayons X de notre civilisation : le « projet du néocapitalisme » qui « dissout les liens humains » (Hervé Kempf). « Au fur et à mesure de la crise, dit Alain, j’ai réalisé que le virus et la Machine fonctionnaient de façon fort semblable. Ils colonisent. Ils détournent les ressources. Toujours plus est leur devise. Le virus et la Machine sont faits pour multiplier. »
Apaisant. Merci !
Oran, dans les années 1940. Le docteur Rieux est témoin de l'apparition de rats dans les rues. La ville est mise en quarantaine, pour ne pas que la peste se propage. La chronique de cette épidémie et des comportements qu'elle suscite est relatée. Une représentation transposée de l'occupation allemande en France et de la Résistance.
Sur une Terre dévastée, le Pays des Mères a pu s’établir grâce au recours des femmes à une insémination artificielle incertaine car les hommes sont devenus rares, un virus déséquilibrant les naissances. La jeune Lisbeï sait qu’elle est promise au titre de « Mère ». Pourtant, son destin se révélera tout autre quand elle apprend sa stérilité.