Derrière sa prétention d’universalité, la pensée environnementale s’est construite sur l’occultation des fondations coloniales, patriarcales et esclavagistes de la modernité. Face à la tempête, l’environnementalisme propose une arche de Noé qui cache dans son antre les inégalités sociales, les discriminations de genre, les racismes et les situations (post)coloniales, et abandonne à quai les demandes de justice.
C’était l’une des pièces manquantes de la pensée environnementale : l’absence de références aux origines coloniales, patriarcales et esclavagistes de la modernité. Dans ce grand livre passionnant et érudit (mais il faut arriver à le finir !), le chercheur d’origine caribéenne montre que la réduction de la double fracture qui sépare les questions coloniales et environnementales est la condition nécessaire pour reconstruire un « habiter ensemble » juste, entre humains, et avec les autres qu’humains.
À peine paru, ce pavé est déjà un classique.
Depuis une décennie environ, une scène des pensées de l'écologie a émergé en langue française. Comment décrire et nommer ce nouveau continent à la croisée des luttes, des arts et des sciences ? À quelles oeuvres collectives ses acteurs sont-ils en train de donner vie ? Quelles sont les grandes dynamiques en cours ? Comment l'écologie transforme-t-elle nos façons de penser et d'agir ? Une sélection d'auteurs, mais aussi de journalistes, éditeurs, traducteurs, libraires, militants... répond à ces questions.
Longtemps notre meilleur allié, notre cerveau risque aujourd’hui de causer notre perte. Car il existe un défaut de conception, un véritable bug, au coeur de cet organe extraordinaire : les neurones en charge d’assurer notre survie ne sont jamais rassasiés et réclament toujours plus de nourriture, de sexe et de pouvoir. Ainsi, nous sommes 8 milliards d’êtres humains sur Terre à rechercher encore et toujours la croissance dans tous les domaines. Pour ce faire, notre espèce hyper-consommatrice surexploite la planète, modifie son écosystème… et se met gravement en péril.